Une Taxe sur les Transactions Financières

L’une des critiques que l’on entend souvent sur le résultat d’une injection d’argent directement dans l’économie sans dettes est que l’on pourrait déclencher de l’inflation. Un moyen d’éliminer ce risque d’inflation serait de réguler la quantité d’argent dans le système par le biais d’une taxe sur les transactions financières.

Monnaie Honnête estime qu’il serait très utile de fournir aux Banques Centrales un moyen pour éponger les surplus d’argent dans l’économie. Une façon très simple de procéder serait d’introduire une taxe sur les transactions financières (TTF ) sur tous les paiements électroniques impliquant la monnaie de la banque. Ainsi, la Banque Centrale Européenne aurait le droit d’imposer une TTF  sur tous les transactions libellées en euros, partout où ils se produisent. De même, la Banque d’Angleterre pourrait fixer le taux de la TTF pour les transactions libellées en livres sterling, la Banque centrale de Suède ( la Riksbank) fixerait le taux pour les transactions impliquant la Couronne Suédoise, et ainsi de suite .

Permettre aux banques centrales d’utiliser un tel outil serait extrêmement utile dans l’accomplissement de leur mission et essentiel pour stabiliser leur monnaie. De toute évidence, une banque centrale peut fixer un taux de 0,0% si elle estimait qu’il n’y avait pas encore assez d’argent en circulation. Mais, si une tendance à l’inflation était notée (notamment à la suite d’ injections simultanées d’argent sans dette soit via gouvernements, soit directement dans les comptes des citoyens à la Banque Centrale ), il serait très simple d’ajuster le taux à la valeur que la Banque centrale estime appropriée. De tels changements de taux pourraient se produire aussi souvent que nécessaire, et seraient beaucoup moins problématique que les variations de minute en minute dans le taux de change auxquelles les entreprises doivent actuellement faire face.

Quelle taux de TTF serait nécessaire pour avoir un effet significatif sur la quantité d’argent en circulation? Et bien, les chiffres de la Banque Centrale Européenne et de la Banque des Règlements Internationaux suggèrent que les transactions électroniques dans la zone euro tournent à environ € 1,6 million de milliards par an. L’application d’une TTF de seulement 0,01% permettrait de retirer plus d’une centaine de milliards d’euro de l’économie chaque année .

Notez que ce type de taxe ne serait pas comme les taxes classiques dont le but est souvent d’augmenter les recettes. C’est parce que la Banque centrale n’a tout simplement pas besoin d’argent – elle a le droit et le devoir d’en créer autant que l’économie le nécessite pour fonctionner correctement – et de retirer de l’argent s’il y en a trop.

L’un des principaux avantages d’un tel système est qu’il permettrait à la Banque centrale d’injecter de l’argent sans dette directement dans l’économie beaucoup plus rapidement car les personnes responsables de l’injection de nouveaux fonds sans dette seraient également mandatés pour enlever l’excès d’argent  –  ce qui est totalement impossible à l’heure actuelle .

Notez également que permettre à la BCE d’ injecter de l’argent au niveau de base de l’économie (par des paiements directs à tous les citoyens de la zone euro ) et, simultanément, d’enlever un peu de l’ argent chaque fois qu’une transaction électronique se produit aurait un effet redistributif très bénéfique. Le fait est que la grande majorité des 1,6 € trillions de transactions sur la zone euro n’est pas le résultat des activités quotidiennes des citoyens ordinaires.  La plupart des transactions représente les spéculations largement inutiles  menée par les secteurs financier et bancaire. Par exemple, le rapport triennal de la Banque des Règlements Internationaux a récemment montré que l’activité sur les marchés des échanges se situe actuellement à environ € 5,3 trillions tous les jours. 41 % de cette activité se déroule à Londres, et 33,4% des opérations impliquent l’ Euro. Il est absurde que la Banque Centrale Européenne ne puisse pas intervenir sur cette activité dont l’intérêt est loin d’être établi.

Appliquer le même principe au niveau mondial serait être très utile pour toutes les banques centrales. Actuellement, les banques centrales n’ont pas de moyen efficace pour retirer directement une quantité excessive de monnaie en circulation. Le mécanisme signifierait également que chaque banque centrale serait en mesure de réagir rapidement à toute tentative d’attaquer leur devise. Toute tentative par les marchés à déstabiliser une monnaie pourrait être bloquée en introduisant immédiatement une taxe punitive sur la spéculation visant cette monnaie.

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